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About Antoine de La Boulaye

>> Le3

Antoine de La Boulaye organise chez lui des rencontres sensibles.

Comme dans ses tableaux, il convie dans sa maison-atelier divers univers artistiques qu’il confronte à sa peinture : sculpture, design, photographie, arts premiers.

Voir les Expositions récentes

>> Antoine de La Boulaye est né en 1951 à Paris.

Après des études à l’Académie Julian, puis directeur artistique d’agences de publicité et d’édition jusqu’en 1980, il se consacre ensuite exclusivement à la peinture.

Il a exposé en France (Musée des Beaux-Arts de Nantes, Galerie Baudouin Lebon) et à l’étranger (USA, Suisse, Belgique, Hong Kong, Institut français de Séville.) Certaines oeuvres ont fait l’objet d’acquisition par le FNAC, le FRAC des Pays de la Loire, la Bibliothèque Nationale de France, ainsi que des collections privées et d’entreprise.

Il est représenté par différentes galeries en France et à l’étranger. 

 

>> à propos de son œuvre

« Le temps en peinture, c’est l’idée de l’ailleurs. » (Carnets)

Ses œuvres les plus récentes expriment avec force un rapport au temps et à l’espace nécessairement anachronique vis-à-vis du phénomène contemporain d’accélération générale.

Elles concentrent le proche et le lointain, le réel et l’éternel. L’artiste y recrée à l’infini : un monde sous influence ibérique, une figure-cheval permanente, des présences féminines. Autant de prisons à travers lesquelles il demeure libre. Les couleurs sont les vecteurs du voyage. Le trait matérialise le temps entre deux images : temps figé dans l’atelier.

Voir les Carnets

 

>> Portrait par Vincent Bioulès

C’est par une nuit d’hiver bourrée d’étoiles, nettoyée par le mistral incessant qui faisait mugir les platanes comme les gréements d’un navire, que j’ai rencontré Antoine de La Boulaye. Nous dinions chez des amis. A la chaleur d’un grand feu de bois, le vin, la chère excellente, les conversations à la diable faisaient le tour d’une table immense. C’est en la quittant que nous avons découvert l’un et l’autre que nous étions peintres. Il me dit alors venir des rives de l’océan, sa femme de la Méditerranée voisine, se partageant tous deux entre le Languedoc et la Vendée. C’est en regagnant nos voitures dans la cour du mas, sous le ciel barré en diagonale par le Chemin de Saint Jacques que nous décidâmes de nous revoir, et c’est ainsi que nous sommes devenus amis.

La Boulaye aurait pu s’imposer comme peintre de genre. Beaucoup y excellèrent nourris d’une forte culture de notre art ; certains jusqu’au suprême tel Dufy avec ses grands voiliers chargés de songes, ses régates et ses champs de courses. Les chevaux, les chiens courants, les équipages, les chasses, tout était prétexte à brosser ces décors enchanteurs pour un monde adonné au rêve où sans contrainte on peut aller chacun sa guise…Sa main décidée, persuasive, la sureté de son geste, la vigilance de son œil semblaient en faire le meilleur pour ce public taillé sur mesure …Seulement voilà, si aisée soit elle, la peinture demeure un tourment, car dans ce miroir de sorcière, on découvre sa propre image. Un beau jour, La Boulaye ne s’est plus reconnu dans le concert étourdissant de ses tableaux. Soudain ils ne répondaient plus à son désir, à la béance survenue dans son cœur. Voici qu’il faut choisir, faire un pari, céder au bras de l’ange qui vous entraine hors champ pour se battre avec lui afin d’entendre prononcer son nom véritable à la prime aube d’une nuit confuse, dans cette région inconnue où il  vous lâche seul et démuni, mais tout neuf dans l’indicible où l’on prend pied, pour la première fois corps et biens. Voici que La Boulaye sait désormais qu’il lui faut donner sa vie à ce qu’il ignore encore mais va s’appeler tout bonnement liberté.

Au milieu des bois, dans la campagne, dans son Ilot où il manie la tronçonneuse et le râteau, dans un coin de la maison merveilleuse, toute entière ordonnée pour la famille et les amis, dans ce foutoir qui lui sert d’atelier, ce lieu arraché au temps et à tout ce qui ressemble peu ou prou au point de départ de son aventure, seul avec lui-même, La Boulaye tente chaque jour d’être un peintre de pied en cap, vivant au plus profond de sa conscience que le seul but de la peinture est ce rendez vous avec soi même qui nous permet de ne plus baisser les yeux lorsque les tableaux nous renvoient la réponse rayonnante à notre propre combat et témoignent enfin de ce que les autres n’auraient jamais pu faire à notre place.

Vincent Bioulès

Montpellier, mars 2009.

 

 

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